À propos

historique


En l’an 2000, en collaboration avec deux collègues et amies, Rose Dufour, fondatrice de La Maison de Marthe, jette les bases de « Conter, se raconter », un lieu destiné aux personnes de milieux défavorisés en quête de sens et d’identité.

Puis, quelques années plus tard, elle réalise une action-recherche avec les femmes qui en sont venues à se prostituer. En décembre 2004, avec la parution de Je vous salue … Le point zéro de la prostitution, et les conférences sur le sujet, le projet suscite l’intérêt de donateurs et des personnes s’offrent, spontanément, comme bénévoles.

En 2006, la fondatrice appose une affiche à la porte de la sacristie de l’église Saint-Roch : Bienvenue à La Maison de Marthe. Un généreux donateur assurera les coûts de location du local jusqu’en novembre 2010, local qui deviendra trop exigu et obligera un déménagement à l’arrière de la petite église Sacré-Cœur située dans la Ville de Québec.

À l’automne 2008, plusieurs personnes sont réunies avec des femmes utilisatrices des services de La Maison de Marthe pour confirmer sa mission. En 2009, ce groupe, appelé les AmiEs de Marthe, décide de s’engager dans une première campagne de financement : La montée du Kilimandjaro qui se réalisera en juillet 2010. Le défi de taille consiste à amasser suffisamment d’argent pour consolider financièrement l’organisme afin de poursuivre sa mission

L’année 2010-2011 fut marquée par un événement qui a considérablement modifié les activités à La Maison de Marthe: La sortie en salles du film documentaire L’IMPOSTURE de la cinéaste Ève Lamont, une production du Rapide-Blanc de Montréal. Ce film donne, pour la première fois au Québec, la parole aux femmes qui sont ou qui se sont prostituées. La fondatrice a largement contribué en accompagnant la cinéaste pour la sortie en salles du film. Du coup, La Maison de Marthe s’est vue propulsée dans l’espace public.

L’année 2013-2014 fut une année dense, intense, active, une année de développement accéléré en dépit du manque d’espaces, de ressources financières, de ressources humaines et matérielles. La Maison de Marthe a sa propre vie : la demande pressante des femmes désirant sortir de la prostitution commande sa réponse. Le constat s’impose de lui-même : Nous ne pouvons plus continuer dans les conditions actuelles, mais nous ne pouvons pas non plus abandonner les femmes. La Maison de Marthe trouve sa véritable demeure et fait l’acquisition d’un magnifique immeuble. Grâce à la généreuse contribution de donatrices qui ont demandé à garder l’anonymat, l’immeuble sera libéré de son hypothèque de premier rang dès novembre 2018.

En 2017, La Maison de Marthe a dû composer avec des départs successifs tant au sein de l’équipe des travailleuses, qu’à la direction générale et comme membres du conseil d’administration. La fondatrice a également pris la décision de réduire ses activités auprès de l’organisme afin de voguer vers une retraite bien méritée. Une nouvelle direction est venue prendre le gouvernail permettant ainsi à La Maison de Marthe de poursuivre le développement de ses activités. C’est donc la tête pleine d’idées et le cœur rempli de bonne volonté que l’on procéda à la restructuration en profondeur de l’organisme. Le conseil d’administration donna le coup d’envoi à la réalisation d’une étude d’opportunité du projet hébergement répondant aux besoins spécifiques des femmes en sortie de prostitution.

En même temps, la rédaction d’un manuscrit, présentant le modèle d’intervention basé sur « l’empowerment des femmes » et élaboré par Rose Dufour, prend forme. Au-delà de l’enrichissement de la littérature dans ce domaine d’expertise, la documentation du programme officialise la pratique des intervenantes dans le cadre de leurs activités de soutien aux femmes qui entreprennent le virage vers la sortie de la prostitution. À l’occasion de la soirée de lancement du livre, ‘Sortir de la prostitution’, les membres du conseil d’administration ont souligné le travail exceptionnel et engagé de sa fondatrice, durant plus de douze ans, au service des femmes désirant reprendre leur pouvoir sur leur vie et surtout sortir du milieu prostitutionnel.

L’année 2019 a été consacrée à la rédaction d’un projet majeur de recherche collaborative visant à combler les lacunes dans le soutien offert aux femmes souhaitant sortir de la prostitution ou aux survivantes de l’industrie du sexe, et dans une moindre mesure, aux membres de leur famille. Il a pour objectif, à moyen et long terme, d’implanter un service d’hébergement. Le projet intitulé : «Avenue prometteuse pour les femmes en sortie de prostitution» se déploiera sur une période de soixante mois. À la suite de l’obtention de la subvention, en août dernier, du Ministère des Femmes et de l’Égalité des genres Canada, le projet a pris son envol par l’embauche d’une coordonnatrice et par la mise sur pied de différents comités tels que celui des survivantes, de suivi et d’évaluation

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